
Couteaux pliants artisanaux
Véritables compagnons de vie, les couteaux pliants sont l’essence même de la tradition rurale, symbolisant la maturité et la liberté de leur porteur. Incarnation de finesse et de raffinement, les couteaux pliants artisanaux s’emmènent lors des grandes occasions, accompagnant bonnes bouteilles et plats savoureux. Je mets un point d’honneur à ce que tous mes couteaux pliants, qu’ils soient considérés comme « pièces d’exception » ou non, soient aussi bien adaptés pour être exposés que pour être utilisés. Qu’ils aient des lames délicatement sculptées, qu’ils soient intégralement ajourés ou qu’ils arborent une composition plus sobre, ils se doivent de satisfaire leur propriétaire par tous leurs aspects.
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Ma conception du couteau pliant artisanal
Durant mes premières années de pratique en coutellerie, j’ai réalisé presque exclusivement des couteaux fixes. Plusieurs raisons motivaient cette orientation. La première était qu’à la forge, il est plus simple de travailler sur des pièces assez épaisses et grandes car elles requièrent moins de précision et chauffent/refroidissent moins vite. La seconde concernait l’outillage et la technicité : les couteaux fixes, notamment en plate-semelle, ne nécessitent que très peu d’outils et ces derniers n’ont pas besoin d’être très précis. Une troisième était que les étapes qu’il faut maîtriser pour la réalisation d’un couteau artisanal sont nombreuses et variées ; il est plus simple d’apprendre en travaillant sur des processus récurrents, donc de bien maîtriser les fixes avant de passer aux couteaux fermants. La dernière, mais pas la moindre : le design.
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Le design de couteaux pliants
S’il y a bien un élément sur lequel je suis particulièrement exigeant, c’est le design des couteaux, qu’ils soient fixes ou pliants. Et pour ces derniers, il faut bien reconnaitre que la tâche est bien plus complexe que pour les fixes : il faut réussir à placer une « mécanique » tout en conservant une harmonie des lignes, et ce, en position ouverte comme fermée, généralement dans des dimensions assez contenues. J’apprécie particulièrement que la lame d’un couteau pliant paraisse presque aussi grande que le manche, bien qu’elle soit nécessairement plus petite pour pouvoir s’y loger.
Du dessin à la 3D
Il faut également parvenir à réaliser dans la matière tridimensionnelle ce qui a été dessiné sur papier. C’est assurément un exercice qui demande un peu d’expérience, tant en dessin qu’en coutellerie. Pour ma part, entre le moment où j’ai commencé à m’essayer à la fabrication de couteaux pliants et celui où j’ai dessiné un premier pliant qui me plaisait, il s’est passé environ un an, donnant naissance au Dragon Spike. C’était un modèle assez compact avec une identité qui lui était propre mais qui manquait encore, à mon sens, d’unicité et de caractère. Il m’aura ensuite fallu plus d’un an et demi supplémentaire pour finaliser le dessin d’un modèle de couteau pliant qui me satisfaisait pleinement : ergonomique, unique en son genre et harmonieux. Le Neptune avait pris vie.




























