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Couteau fixe d'exception ajouré en dentelle d'acier et coloré motif hippocampe modÚle Monarque Océanique par Dracoforge

Monarque Océanique
| couteau fixe ajourĂ© d’exception

Prix du public – Coutellia 2022

Ce couteau de dĂ©coupe totalement ajourĂ© en dentelle d’acier colorĂ©e est une plongĂ©e au cƓur de l’OcĂ©an Indien, habitat naturel des hippocampes.


Lame et semelle : acier carbone 80CRV2 4.5mm d’Ă©paisseur
Manche : loupe de peuplier stabilisé bleu
Mitres : acier carbone C130 5mm d’Ă©paisseur
Longueur totale : 40,5cm
Poids : environ 530g

À partir de mes 8 ans, j’ai eu la chance de pouvoir dĂ©couvrir les merveilles du monde sous-marin lors de mes premiĂšres plongĂ©es dans l’OcĂ©an Indien. Mes yeux d’enfant se sont rĂ©galĂ©s face Ă  la diversitĂ© de formes, de couleurs et de comportements de tous ces organismes Ă©tonnants. Certainement influencĂ© par toutes ces magnifiques plongĂ©es, je rĂ©alise souvent des designs et textures en lien avec la mer. Ce sont des Ă©lĂ©ments qui me viennent naturellement.

Quand en 2020, un concours de coutellerie a Ă©tĂ© lancĂ© (sur un rĂ©seau social) sur le thĂšme de la mer, j’ai rapidement imaginĂ© et dessinĂ© le Monarque OcĂ©anique. Bien que je n’avais pas pu le rĂ©aliser Ă  ce moment-lĂ  faute de temps et de compĂ©tences, j’ai conservĂ© le dessin. Dessin que j’ai dĂ©cidĂ© de passer sur acier en dĂ©couvrant le concours Coutellia lors de mon inscription fin 2021. J’ai donc redessinĂ© le Monarque OcĂ©anique pour en ajuster le design et mieux rĂ©flĂ©chir aux ponts de matiĂšre nĂ©cessaire Ă  la structure du couteau, et l’ai vĂ©ritablement commencĂ© en novembre 2021.

Je souhaitais crĂ©er un couteau artistique mĂȘlant figuratif et abstrait qui attire l’Ɠil au premier regard et qui pousse ce dernier Ă  explorer les dĂ©tails de l’ensemble de la piĂšce. Pour atteindre cet objectif, ma technique de « dentelle d’acier » me semblait ĂȘtre la plus adaptĂ© : elle me permet de faire ressortir une forme gĂ©nĂ©rale dĂ©terminĂ©e tout en conservant une part de libre interprĂ©tation autour.

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Je voulais rĂ©ussir Ă  donner de la profondeur Ă  mon hippocampe pour qu’il ne soit pas qu’un contour plat dans une lame. La difficultĂ© avec les limes rĂ©side dans le fait qu’il faut de l’espace pour rĂ©aliser les angles que l’on souhaite : or ici il n’était pas possible de travailler selon les angles optimums pour donner du volume Ă  l’hippocampe tout en gardant ses contours prĂ©cis. Bien que ma mĂ©thode ne me permette pas de le travailler sous tous les angles (besoin d’espace pour ciseler Ă  la lime), le travail Ă  la lime aiguille me permet en effet de crĂ©er des facettes qui renvoient la lumiĂšre sous diffĂ©rents angles, ce qui renforce l’impression de profondeur. Pour les ponts de matiĂšre autour de l’hippocampe, je disposais de l’espace nĂ©cessaire pour les rĂ©aliser.

J’ai donc pensĂ© Ă  l’association de reliefs et de courbes sur les faces (corps de l’hippocampe) avec un vĂ©ritable relief travaillĂ© Ă  la lime autour de l’hippocampe. La difficultĂ© ici Ă©tait de laisser suffisamment de matiĂšre « plate » pour renvoyer la lumiĂšre avec un maximum d’angles diffĂ©rents, tout en dessinant des lignes Ă  partir de perçages de diffĂ©rents diamĂštres, et cela sans donner une impression « d’hippocampe Ă  pois » !

De mĂȘme pour la tĂȘte de l’hippocampe, il me fallait rĂ©ussir Ă  faire ressortir l’Ɠil sans le noyer dans les points de perçage, mais en gardant une certaine cohĂ©sion avec le reste du corps : j’ai fini par opter pour une augmentation du contraste entre certains points (par diffĂ©rentes profondeurs de perçage) pour une face, et par un enroulement des lignes autour de l’Ɠil sur l’autre face. Sur les deux faces, j’ai « brouillĂ© » certains espaces avec une fraise usĂ©e montĂ©e sur micromoteur pour mieux lier les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments.
P.S. : pour les experts, si vous n’avez pas trouvĂ© la nageoire caudale, suivez bien les points !

Pour ce qui est de l’environnement de l’hippocampe, je souhaitais reprendre les formes gĂ©nĂ©rales de l’un de leurs habitats : les gorgones (concernant notamment les hippocampes pygmĂ©es) et autres coraux. J’ai donc intĂ©gralement guillochĂ© le dos de la lame, ce qui permet d’une certaine maniĂšre de sortir du « cadre » de l’hippocampe sculptĂ© dans le couteau : le couteau entier devient sculpture.

CotĂ© OcĂ©an Indien, la couleur n’est pas en reste ! J’ai donc dĂ©cidĂ© de faire de mĂȘme : j’ai profitĂ© du revenu au gaz qui permet de localiser la chauffe et des zones ajourĂ©es qui limitent la diffusion de chaleur pour colorer par le dos mon hippocampe. Mais comme je trouve trĂšs intĂ©ressants les reflets donnĂ©s par l’acier brossĂ©, j’ai choisi de faire les deux faces diffĂ©remment. Idem pour le manche et les mitres arriĂšre.

Pour le manche, j’ai choisi une loupe de peuplier stabilisĂ©e bleu, essence dont j’apprĂ©cie particuliĂšrement le rendu, mais prĂ©sentant assez peu des dessins : la lame est dĂ©jĂ  trĂšs chargĂ©e, je voulais que le manche soit un peu plus reposant. Cette piĂšce de bois prĂ©sentait quelques nervures et ondulations rappelant les reflets du soleil sous l’eau, sans ĂȘtre trop veinĂ©e, c’était ce que je cherchais !

Je voulais cependant lier les diffĂ©rentes parties du couteau entre elles, pour garder cette idĂ©e de sculpture intĂ©grale : j’ai donc ajourĂ© quelques espaces dans le bois pour y laisser apparaitre l’acier, texturĂ© avec des perçages plus serrĂ©s qui se chevauchent, donnant alors un aspect plus minĂ©ral que ceux de l’hippocampe. J’ai poursuivi cette texturation sur les mitres pour finir de relier l’ensemble, mais cette fois encore j’ai dissociĂ© les deux faces : l’une, brossĂ©e, prĂ©sente cette mĂȘme texture plutĂŽt minĂ©rale, avec un maillage resserrĂ©, alors que l’autre, irisĂ©e, reprend davantage les perçages de l’hippocampe avec des diffĂ©rences nettes de diamĂštre et une ondulation plus organique des lignes.

La forme générale du manche a été pensée pour offrir une bonne prise en main malgré la lame imposante, mais aussi pour ne pas casser la ligne de la lame. Idem pour les jonctions avec les mitres. Ces derniÚres sont volontairement volumineuses pour contrebalancer la masse de la lame et en faciliter le maniement.

Les observateurs-trices attentifs pourront remarquer que j’ai incorporĂ© ma signature dans l’un des ajourages du manche. J’aime beaucoup ces ajourages, ils me font penser aux coraux et aux cĂ©notes !

CotĂ© guillochage, outre le couteau entier qui est un guillochage complet, ou dentelle d’acier comme j’aime l’appeler, j’ai rĂ©alisĂ© un guillochage « classique » Ă  la lime ronde sur le dos du manche. Le ventre du manche est laissĂ© lisse pour une prise en main plus « claire » et un peu de sobriĂ©tĂ©.
Car parfois, mĂȘme la mer est lisse comme l’huile…

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